CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, le 8 mai 2026 – Dans ce dernier podcast de Perspectives du terrain, Taraz Nadarajah, membre du Corps continental de conseillers en Australasie, décrit comment, en Australie, dans différents quartiers de Sydney, de nouveaux modèles de vie communautaire se développent progressivement grâce à la participation des habitants à des programmes bahá’ís d’éducation morale et spirituelle, ainsi qu’à des initiatives d’action sociale, contribuant ainsi à renforcer la résilience des quartiers.
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M. Nadajarah explique comment à Sydney, comme dans de nombreux autres contextes urbains à travers le monde, de nombreux habitants partagent une aspiration commune : « le désir que les gens soient liés les uns aux autres d’une manière plus profonde […] et qu’ils tissent des liens qui dépassent les simples liens matériels et humains, voire qui revêtent une dimension spirituelle ».
La communauté bahá’íe, ainsi que d’autres acteurs engagés dans des efforts de développement communautaire, explique-t-il, apprend à « prendre des mesures plus concrètes pour développer la société, la faire progresser et s’appuyer sur ces principes de confiance, de fraternité et d’amour ».
Il souligne qu’un point commun à tous ces quartiers est la prise de conscience croissante de l’importance de l’éducation spirituelle des enfants. Dans un quartier du nord de Sydney, ce processus a débuté grâce à l’amitié de deux mères qui se sont rencontrées en accompagnant leurs enfants à l’école. « Elles discutaient beaucoup de l’éducation de leurs enfants et des préoccupations qu’elles avaient, en tant que mères, quant à leur développement », explique M. Nadarajah.
Ensemble, ces mères ont réfléchi à la manière dont elles pourraient répondre à ces préoccupations et ont décidé de rassembler les familles de leur localité pour organiser une fête pour les enfants, qui s’est élargie au fil du temps pour inclure un cercle croissant de foyers impliqués dans le processus.
Ces fêtes, qui invitent les familles à se réunir pendant quelques jours pour réfléchir et échanger en tant que communauté, ont « véritablement permis de renforcer les liens d’amitié », observe M. Nadarajah.
Dans le quartier ouest de Sydney, le processus a pris une autre forme. Dans un quartier de la ville où, selon M. Nadarajah, de nombreux jeunes sont confrontés à d’importantes difficultés, un groupe de jeunes participant à des programmes bahá’ís d’éducation morale et spirituelle a réagi à la culture de violence qui régnait dans leur école en réalisant un court métrage. S’inspirant de notions telles que l’amitié et la capacité à voir le meilleur chez les autres, ils ont recréé des scènes de leur environnement scolaire où les conflits étaient monnaie courante, tout en proposant des alternatives qui mettaient en avant des réactions plus constructives.
Selon M. Nadarajah, les enseignants « ont commencé à constater un changement notable chez bon nombre de leurs élèves » grâce à l’implication des jeunes dans la mise en place d’un socle moral et spirituel au sein de leur communauté. Dans un contexte où l’éducation n’était auparavant pas très valorisée, la participation à ces programmes a contribué à faire évoluer les aspirations au sein de la communauté, de nombreux jeunes devenant les premiers de leur famille à poursuivre des études universitaires.
Dans le quartier sud de Sydney, des initiatives sont en cours parmi une population, dont une grande partie est arrivée récemment en Australie et qui doit s’adapter à une culture, une langue et un mode de vie différents. Un groupe de six mères s’est réuni pour créer une association visant à promouvoir la santé et le bien-être mental au sein de leur communauté.
À mesure que ces initiatives prenaient de l’ampleur, le désir s’est fait de plus en plus pressant de répondre non seulement aux besoins matériels, mais aussi aux besoins spirituels de la communauté, ce qui a donné lieu à l’organisation de fêtes pour les enfants et à des rassemblements communautaires au cours desquels chacun pouvait examiner collectivement des concepts tels que la prière comme « conversation avec Dieu ». Ce qui est frappant au sein de cette population, observe M. Nadarajah, c’est que ces initiatives entraînent enfants, jeunes et parents dans un parcours commun, au sein d’un « environnement propice à l’autonomisation ».
Au cours de la dernière décennie, les efforts déployés pour impliquer les jeunes, qui se limitaient initialement à quelques contextes, se sont étendus à des centaines de quartiers de Sydney. « Ces dernières années et ces dernières décennies, la communauté bahá’íe a pris des mesures importantes, mais modestes, profondes et cohérentes, explique M. Nadarajah, pour mettre véritablement en pratique la vision de Bahá’u’lláh, qui est qu’elle soit universelle. »
« Cette ouverture qui permet à de nombreuses personnes d’apporter leur contribution est saluée par la communauté bahá’íe et fait désormais partie intégrante du tissu social de nombreuses communautés locales de la région de Sydney. »
Ce podcast fait partie de la série Perspectives du terrain, qui présente des témoignages directs relatant des initiatives concrètes des bahá’ís sur le terrain.
